Bien-être universel.

L’Esthétique Chinoise propose des soins corporels régénérants et faciaux anti âge reposant sur trois piliers :

  • la philosophie Chinoise, qui donne du sens au soin,
  • les Grands Principes et l’anatomie énergétiques donnent la précision au soin,
  • les outils traditionnels donnent l’efficacité au soin.

Le premier pilier est fondamental, qui, très modestement, propose au praticien et au client d’occuper la position la plus intuitive, la plus centrée et juste dans leur environnement, pour un bien-être universel.

Bien-être et lois de l’univers.

Un traité Chinois de physiologie de plus de 4000 ans d’âge, le Nei Tching Sou Wen, nous rappelle que « celui dont les lois sont celles de l’Univers bénéficie de la longévité ».

Déjà, à cette époque, le Maître Taoïste Tchi Pai, qui dialogue avec l’Empereur Jaune dans ce traité, déclare :

« Les hommes de jadis étaient des sages qui obéissaient au Tao, la loi universelle du Yin-Yang, seule règle de vie possible. Ils buvaient et mangeaient modérément, se couchaient et se levaient à des heures régulières, vivaient sans désordre et sans perturbations. Ils avaient la notion des relations entre le corps et l’esprit et remplissaient parfaitement la durée de vie qui leur était accordée : on vivait alors jusqu’à 100 ans. Les hommes d’aujourd’hui sont bien différents : le vin est leur boisson ordinaire […], les passions épuisent leur vitalité et les désirs les dispersent […]. Ils ont même perdu le sens profond des saisons. »

C’était il y a 4000 ans…

Selon Tchi Pai et les Taoïstes de la première heure, nous serions une partie d’un Tout et aurions perdu la conscience de cette appartenance, subissant ainsi des troubles physiques et psychologiques divers et variés et donc un mal-être. Cette idée, particulièrement d’actualité, semble caractériser l’Humain de toutes les époques. C’est cette même idée qui pourrait expliquer tous les efforts que nous avons à faire aujourd’hui pour faire respecter la Terre, pour respecter notre corps et retrouver du bien-être, une conscience de notre positionnement et, pourquoi pas, un sens à l’existence. Un bien-être universel.

Rappelons-nous : l’Homme est d’abord un mammifère, un parmi les autres tous petits et indispensables éléments de l’harmonie universelle. Notre problème est celui de la conscience de notre proportion dans l’univers. Selon les Taoïstes, rien ne se crée, tout se métamorphose. Ainsi une naissance est-elle une densification de l’énergie universelle et une mort, une dispersion de cette énergie. Entre les deux : le Grand Œuvre, la participation à la pérennisation de l’espèce pour la pérennisation du Grand Un, ou de l’Univers, comme l’on voudra. Dans ce contexte, le moindre élément universel, Homme ou particule, s’inscrit dans un mouvement bien plus vaste que lui-même, la loi universelle du Yin-Yang des Taoïstes. Toute la difficulté consiste dans l’appréciation et la conscience inconfortable de cette proportion.

Bien être et proportion.

Stephen King offre une version contemporaine de ce sujet dans son livre Le Pistolero :

« La plus grande énigme de l’univers n’est pas la vie mais la proportion […]. La proportion nous domine. Aux yeux du poisson, le lac où il vit se confond avec l’univers. Quelles peuvent être ses pensées quand, arraché par la bouche aux frontières argentées de l’existence, il se retrouve dans un univers autre où l’air le noie, où la lumière a le bleu de la démence ? Où d’immense bipèdes sans ouïes, dans l’étouffoir d’une boîte l’enferment et le recouvrent d’herbe humide, jusqu’à ce que mort s’ensuive ?

Ou encore, prenons un crayon bien taillé, grossissons-en la pointe. Il arrive un moment où, stupéfiante révélation, tu t’aperçois que la mine n’est pas solide : c’est en fait un milliard de milliard d’atomes qui tourbillonnent comme des planètes en folie. Ce que tu prenais pour un corps tangible n’est qu’un lâche réseau dont la gravitation seule assure la cohérence. Ce sont des lieues, des abîmes, des distances incommensurables qui séparent ces atomes une fois ramenés à leurs justes proportions. Eux-mêmes ne sont pas des corps solides mais l’incessante révolution d’électrons autour d’un noyau de neutrons et de protons. Le pas suivant t’amène au niveau des particules élémentaires. Et ensuite ? Plus rien ? Que non ! Tout, dans l’univers, infirme le concept de néant. Envisager un stade ultime relève de l’impossible.

Suppose que tu ailles jusqu’au bout de l’univers […]. Il se peut que tu tombes sur une surface compacte, concave, quelque chose comme ce que perçoit le poussin dans son œuf; et si tu fais comme lui, si tu perces la coquille, quelle insoutenable et torrentielle lumière va se ruer par ce trou au fond de l’espace ? Maintenant, colles-y ton œil, à ce trou. Ne vas-tu pas découvrir que notre univers entier n’est qu’un seul élément d’un seul atome de ton fameux brin d’herbe ? Ne seras-tu pas forcé d’en déduire que brûler la moindre brindille, c’est réduire en cendres une éternité d’éternités ? Que l’existence ne tend pas vers l’infini mais vers une infinité d’infinis ? Il se peut donc que tu aies vu quelle place occupe notre univers dans l’ordre des choses : celle d’un atome dans un brin d’herbe. […] Songe à quel point pareille conception des choses nous rend négligeables!

Comme la Terre a sa place précise auprès du Soleil, un chemin attribué à assurer, voire à réguler lorsque c’est nécessaire, nous avons notre place dans cet ensemble, un chemin attribué à assurer, voire à réguler lorsque cela est nécessaire. Le bien être est d’abord une question d’harmonie dans notre univers. Lorsque nous passons tout notre temps à éviter le chemin, où à le chercher, le mal-être surgit, pour lequel nous dépensons beaucoup d’énergie et d’argent, en Occident, en consommation excessive de biens, en consommation de soins physiques, mentaux ou ésotériques. Nous tentons d’acheter ce que nous possédons déjà, mais que nous avons oublié que nous le possédions. Il suffirait peut-être de se rappeler notre Essence et notre Proportion…

 

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